#OccupyLove: pour une révolution des affects

Written by Brigitte Vasallo. Posted in #OccupyLove: pour une révolution des affects, Poliamor

7 enero 2015

IMG_20140211_123724Toute notre production culturelle est imprégnée de monogamie, de patriarcat et d´hétéronormativité. L´amour et le désamour, qui sont la même chose au final. La trame classique du garçon qui rencontre la fille, coup de foudre, apparition de l´élément perturbateur, drame. Et ainsi nous naturalisons que le drame est l´unique porte de sortie, la seule réponse, la seule manière de vivre l´amour.

L´amour Disney est un amour éternel, unique et exclusif. Une histoire à dormir debout qui cependant ne nous rend pas inmune à l´amour. Ce qui devrait être une bonne nouvelle car un monde de personnes inmunes à l´amour serait un enfer pire que celui dans lequel nous vivons, est en fait une mauvaise nouvelle parce que cela rentre en contradiction avec ce que nous avons appris à appeler l´amour. Dans la vie réelle, nous tombons amoureux, nous aimons et nous continuons de tomber amoureux d´autres personnes même si nous ne voulons pas l´admettre. Nous continuons de sentir le feu de la passion, des désirs, de la curiosité, nous continuons de rencontrer des êtres qui nous touchent. Et c´est en cela que nous sommes pris au piège. Là où nous nions, nous nous interdisons de ressentir. Ou nous interdisons à l´autre qui le fasse. Le bon vieux adultère nous aide à vivre sans doute, mais il ne fait qu´alimenter le système, il empêche de le remettre en question. Consommer et jeter: le capitalisme sauvage des affects. L´amour libre qui est né comme résistance à l´institution du mariage s´est dépolititsé pour se transformer en un champ de cadavres émotionnels qui ont plus à voir avec la liberté néolibérale qu´avec l´amour.

Le sytème monogame est un outil de contrôle social qui séquestre nos affects. Comment imaginer aimer hors de ce système? Peut être devrions nous définir l´amour. Penser l´amour, les amours, depuis un shémas de réseaux affectifs, des toiles qui aspirent au rizome de Deleuze qui proposait remplacer les arbres (généalogiques?) par des champs infinis de pommes de terre, cela changerait toute la perspective sur notre vie. Penser les amours comme inclusifs. Depuis la coopération. Dans ce shémas il n´y a plus de hiérarchie: les noyeaux affectifs changent et varient d´intensité, de fréquence et de potentiel mais ils sont intrerconnectés, ils s´alimentent tous entre eux. Dans ces réseaux, les amours ne sont ni jetés ni remplacés, ils se transforment, ils changent de lieu et de configuration comme la vie elle même, mais ils continuent de faire partie de l´ensemble, de ce que nous sommes. Les personnes, les amours de nos amours, réels ou potentiels ne sont pas des menaces, pourquoi devraient-ils l´être s´ils ne sont pas là pour nous remplacer?

 

Traducción realizada por

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Rompre la monogamie, un pari politique

Written by Brigitte Vasallo. Posted in Poliamor, Rompre la monogamie

31 diciembre 2014

san-valentin-muertoLa monogamie est le seul pacte social avec le patriotisme (l´autre grande forme de monogamie) qui est intouchable et indiscutable. Nous ne croyons plus en dieu, ni au capitalisme, ni au patriarcat, ni aux informations. Nous avons explosé la virginité obligatoire, le mariage obligatoire et l´hétérosexualité obligatoire. Nous nous sommes remplis de libertés, d´indignations et d´assemblées, nous avons formulé des projets de mondes nouveaux, de relations sociales, de cultures nouvelles, mais en rentrant à la maison nous trouvons refuge dans la bonne veille structure que nous connaissons: c´est une chose d´être libertaire, mais ça en est une autre d´être cocue. Crier contre le système c´est très bien, mais mettre ses émotions et ses relations au front de la révolution… c´est vraiment pénible. Le grand ecueil du débat c´est cette acceptation de la monogamie comme système naturel lié à l´amour, comme si ils étaient synonymes. Critiquer la monogamie c´est remettre en question l´amour. L´amour! Les papillons dans le ventre, le doux rire, le regard qui se perd, la joie constante, la béatitude. L´amour tombé du ciel, le coup de foudre. L´amour qui peut tout vaincre, qui te pénètre jusqu´aux os, qui ne connait ni classes sociales, ni normes préétablies, ni frontières. Qui ne connait pas la logique et qui n´en a pas besoin. L´amour qui t´élève à quelques mètres du sol, qui te rend plus forte, plus joyeuse, plus généreuse. Plus heureuse. Ça existe, bien sûr, nous l´avons ressenti. Nous l´avons vécu. C´est réel. Ce qui n´est sans doute pas si réel et si spontané, ni profitable c´est tout l´accoutrement que nous faisons revêtir à cet amour que nous ressentons. La pérennité et l´exclusivité sont deux de ses adjectifs. La vie persiste à nous faire rencontrer des personnes fascinantes, sensuelles, drôles et amèrement tentatrices. Si nous voulons être honnêtes et conséquentes avec nos pactes monogames, il y a donc une seule voie: le renoncement, la répression, l´autocontrôle, la fidélité comprise comme exclusive. Si notre être aimé nous demandait d´arrêter de parler avec les autres, nous y verrions tous les symptomes de la maltraitance. Mais en même temps que nous voyons l´amour comme un sentiment exclusif, nous concevons le sexe plus comme un vice que comme une partie essentielle de l´être. C´est pour cela qu´il est si difficile de revendiquer et de défendre la diversification sexuelle, surtout pour les femmes.

Avoir des relations sexuelles toute la vie (l´amour éternel) avec une même et unique personne n´est pas si satisfaisant comme le veulent bien montrer les films. Premièrement car nous évoluons sexuellement au fil des années, et même si tu aimes ton partenaire, tu n´évolues pas toujours dans la même direction. Ensuite, car une seule personne peut difficilement couvrir toutes les fantasmes sexuels au risque se transformer (ou la transformer) en une esclave sexuelle. Et enfin car il y a une chose qu´un couple de longue durée, par définition ne peut pas offrir: la nouveauté. Et la nouveauté, en termes sexuels, ça peut être très excitant. Il y a donc une question pratique de besoins, de désirs, de fantasmes à tenir en compte dans la gestion de la fidélité. Et comme si ça ne suffisait pas, il y a aussi une question politique implicite dans cette fidélité sexulle et émotionnelle comprise comme élément obligatoire de l´heureux duo: la propriété des corps et des plaisirs qui nous enfonce dans les marasmes du capitalisme émotionnel. Le triangle amoureux que forme la monogamie, la fidélité et l´amour romantique utilise les termes du capitalisme pour se définir. Et les mots, nous le savons, ne sont pas innocents. Ainsi, comme une propriété privée, si notre “moitié” a des relations sexuelles ou affectives avec d´autres personnes, elle nous enlève quelque chose qui nous appartient, elle diminue notre part d´être aimé. Partager l´amour, c´est sans aucun doutes l´enfer. Mais en réalité, l´amour ne se partage pas. Ce n´est pas comme louer une chambre à quelqu´un chez soi, ou prêter des fringues à sa soeur, ou faire du covoiturage. L´Amour, avec un a majuscule, ce n´est pas un bien précieux mais plutôt un organe qui se développe, un être vivant qui a besoin d´être nourri. L´amour devrait être une énergie renouvelable, cet état idéal qui ne diminue pas mais qui croit. Qui ne te réduit pas mais qui élève ton potentiel et qui te fait plus grand. On imagine souvent les personnes non monogames comme des personnes qui ne sont pas du tout jalouses. Et comme nous avons le privilège de l´indiférence nous pouvons avoir des relations de ce type. Ce n´est pas le cas: dans n´importe quel shémas qui peut comprendre une relation non monogame, la jalousie et sa gestion est un thème central. Peut être que la seule différence est que les discours non monogames ne voient pas la jalousie comme déterminante dans la relation et ne la comprennent pas comme une cause mais comme une conséquence, pas comme une maladie mais comme un symptôme de carences ou de besoins non satisfaits qui peuvent se combler et se calmer. La jalousie est gérable et vincible. Cependant, la fuite est irrémédiable. Les relations non monogames sont aussi le refuge et l´excuse parfaite pour l´individualisme émotionnel, pour cacher sous une pose moderne son incapacité à l´engagement avec la vie elle même: aimer beaucoup de personnes pour dans le fond ne pas avoir à aimer personne.

Traducción de mi artículo “Romper la monogamia como apuesta política” (aquí) realizado por el blog: http://ouvronslesfrontieres.wordpress.com/2014/04/09/el-amor-romantico-es-toxico-lamour-romantique-cest-toxique/

Gracias por vuestro esfuerzo!

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El poliamor “is the new black”

Written by Brigitte Vasallo. Posted in El poliamor is the new black, Poliamor

12 diciembre 2014

(Artículo republicado desde Pikara Magazine)

Señora Milton

Ahora que el debate sobre la monogamia ha entrado en las asambleas, no hay espacio reivindicativo, libertario, posmoderno o feminista que no enarbole su parcela poliamorosa. La ruptura -formal- de la monogamia, materializada en este concepto escurridizo que viene a ser el poliamor, promete liberarnos de todos los males como por arte de magia: quisiéramos creer que por donde pasa el poliamor no vuelven a crecer las malas hierbas. Pero crecen, y de qué manera. Nunca bastó ni un cambio de nomenclatura ni un gesto grandilocuente para hacer caer un sistema: partimos de lo que somos para soñar imaginarios nuevos, pero nuestros sueños se nutren con un poso que arrastramos y nos arrastra. Por la inevitable materia que nos construye.

Hemos vencido las morales, las vergüenzas y las leyes que nos quieren dóciles y castas. Pero el dolor de barriga cuando afrontamos la ruptura de la monogamia no se cura con manifestaciones ni pancartas.

La construcción de amores no monógamos se realiza con conceptos, emociones y miradas heredadas de la monogamia. Las reflexiones de Monique Wittig sobre la heterosexualidad como sistema de pensamiento sirven igualmente para la construcción emocional del amor:

“Esos discursos de la heterosexualidad nos oprimen en el sentido de que nos impiden hablar a menos que hablemos en sus términos. Todo lo que los cuestiona es inmediatamente descalificado como elemental. Nuestro rechazo a las interpretaciones totalizadoras del psicoanálisis les hace decir a sus teóricos que despreciamos la dimensión simbólica. Esos discursos nos niegan toda posibilidad de crear nuestras propias categorías. Pero su acción más feroz es la tiranía inflexible que ejercen sobre nuestro ser mental y físico”.

El sistema monógamo es una tiranía. No es una opción: es un mandato, y es la violencia simbólica inscrita en ese mandato la que nos impide escoger maneras diferentes incluso cuando creemos escogerlas. En ocasiones nos toca la lotería de la vida y los mandatos nos resultan oportunos, cómodos, pero eso no los convierte en opcionales. Como explica Pierre Bordieu, “de todas las formas de persuasión clandestina, la más implacable es la ejercida simplemente por el orden de las cosas”. La monogamia es un sistema de opresión tan bien codificado que nos desgarra de dolor cada vez que queremos oponer resistencia.

Hemos vencido las morales, las vergüenzas y las leyes que nos quieren dóciles y castas. Pero el dolor de barriga cuando afrontamos la ruptura de la monogamia no se cura con manifestaciones ni pancartas. El extraordinario aparato de propaganda e infiltración del sistema que nos enseña desde el nacimiento que el amor es a dos, que la vida sin el dúo es un fracaso y la vida a más de dos es sospechosa. Que si no tienes pareja, o si tienes más de una, es porque sufres carencias. Que nos codifica para sentirnos amenazadas por el entorno, para sustituir amores por pura imposibilidad de amar a más de una persona, o de amar a más de una por pura incapacidad de comprometernos.

La monogamia nos quiere limitadas, hurañas, asustadas, egoístas, divididas por pares, por dúos. Y todos los desastres amorosos que acumulamos en la mayoría de nuestras vidas, todas las veces que nos hemos desgarrado por amor, todas los amores que han acabado en batalla, todas las cicatrices que nos atraviesan son la prueba de que el sistema funciona bien y emborrona de miseria nuestro mayor potencial: la capacidad que tenemos, a pesar de todo, de amarnos.

La larga noche de los siglos

La monogamia no exige a todo el mundo por igual. El mayor peso de las restricciones y la exclusividad ha recaído históricamente sobre la identidad femenina. Silvia Federici, en ‘Calibán y la bruja’, nos habla del control del cuerpo y las sexualidades como instrumento imprescindible para la implantación del capitalismo durante la Edad Media europea. Un control que se ejerció sobre todos los cuerpos pero que reservó para las mujeres el espanto de la caza de brujas.

“Los juicios por brujería brindan una lista aleccionadora de las formas de sexualidad que estaban prohibidas en la medida en que eran «no productivas»: la homosexualidad, el sexo entre jóvenes y viejos, el sexo entre gente de clases diferentes, el coito anal, el coito por detrás (se creía que resultaba en relaciones estériles), la desnudez y las danzas. También estaba proscrita la sexualidad pública y colectiva que había prevalecido durante la Edad Media, como en los festivales de primavera de origen pagano que, en el siglo XVI, aún se celebraban en toda Europa. (…) La caza de brujas condenó la sexualidad femenina como la fuente de todo mal, pero también fue el principal vehículo para llevar a cabo una amplia reestructuración de la vida sexual que, ajustada a la nueva disciplina capitalista del trabajo, criminalizaba cualquier actividad sexual que amenazara la procreación, la transmisión de la propiedad dentro de la familia o restara tiempo y energías al trabajo”.

Tener varias relaciones sexo-afectivas simultáneas es solo un aspecto formal y visible de un inmenso entramado que, si no desmantelamos, solo reproduce el mismo sistema, pero con otro nombre.

Desde mucho más antiguo, en Europa la monogamia implicaba un pacto de fidelidad sexual de la mujer hacia el hombre, pero no necesariamente a la inversa. Michel Foucault traza en su ‘Historia de la sexualidad’ el camino desde la antigua Grecia:

“El hombre, en tanto hombre casado, sólo tiene prohibido contraer otro matrimonio; ninguna relación sexual se le prohíbe por el solo hecho del vínculo matrimonial que contrajo; puede tener una aventura, puede frecuentar a las prostitutas, puede ser el amante de un muchacho -sin contar los esclavos, hombres o mujeres, de que dispone en su casa. El matrimonio de un hombre no lo liga sexualmente. Dentro del orden jurídico, esto tiene como consecuencia que el adulterio no sea una ruptura del lazo del matrimonio por parte de alguno de los dos cónyuges; no está considerada como infracción más que en el caso de que una mujer casada tenga relaciones con un hombre que no es su marido; es la situación matrimonial de la mujer, nunca la del hombre, la que permite definir una relación como adulterio. Y, en el orden moral, se comprende que no haya existido para los griegos esta categoría de la “fidelidad recíproca” que más tarde habría de introducir en la vida del matrimonio una especie de “derecho sexual” con valor moral, efecto jurídico y componente religioso.

El principio de un doble monopolio sexual, que hace de los dos esposos compañeros exclusivos, no se requiere en la relación matrimonial. Pero si la mujer pertenece realmente al marido, el marido sólo se pertenece a sí mismo. La doble fidelidad sexual, como deber, compromiso y sentimiento compartido por igual, no constituye la garantía necesaria ni la expresión más elevada de la vida matrimonial”.

El muy extendido modelo de relación poliamorosa heterosexual en la que el hombre es muchísimo más promiscuo y prolífico en relaciones que sus compañeras es heredero de esta desigualdad sistémica. También lo es el escarnio público que reciben los hombres disidentes de un sistema que los sigue queriendo machos. Hace un par de años, en la radio, una de mis contertulias afirmó que un hombre que aceptaba esto del poliamor era lo que toda la vida habíamos llamado un calzonazos. Y ni pestañeó al decirlo.

El privilegio hetero, el privilegio masculino, el privilegio cisgénero y todos los demás van sumando puntos para el gran bingo del poliamor. No es una cuestión de diferencias personales sino de categorías inscritas en esas personas. La libertad simétrica de la que disponemos para decidir sobre nuestras vidas es un burdo espejismo utilitario en un mundo en que cada disidencia paga su precio y en el que amamos atravesadas por el género y sus manifestaciones identitarias, la clase, la raza, el capacitismo, la identidad sexual y todas las demás categorías opresoras que queráis añadir.

Venimos, pues, de la larga noche de los siglos. La pregunta es: ¿Hacia dónde vamos? ¿Hacia dónde queremos ir?

La reproducción de las dinámicas de opresión

¿Pueden las herramientas del amo desmantelar la casa del amo? ¿Puede desmantelarse una imposición imponiendo una nueva? ¿Qué entendemos por liberar nuestros cuerpos, nuestros placeres, nuestra sexualidad y nuestros amores? ¿La libertad tiene una forma concreta y cerrada o es un concepto que refiere a la multiplicidad de opciones equivalentes entre las que poder escoger sin coacciones?

Si la monogamia es un mandato, la subversión es contra la naturaleza del mandato mismo, contra la inevitabilidad del orden de las cosas. El trabajo vital que afrontamos es contra la imposición de un sistema de delimita nuestros deseos, nuestros espacios corporales, nuestras posibilidades y proyecciones emocionales, y que nos obliga a quedar ancladas en un única opción. Si la ruptura de la monogamia tiene algo de subversivo, es la posibilidad que abre para desnaturalizar el sistema impuesto, para replantearnos cómo y por qué amamos como lo hacemos. Construir nuevas posibilidades entre las que escoger.

La carga subversiva de romper con la monogamia, si la tiene, vendrá de los gestos cotidianos, no de las grandes heroicidades que deben su imaginario a tiempos jerárquicos e individualistas que queremos dejar atrás.

Tener varias relaciones sexo-afectivas simultáneas es solo un aspecto formal y visible de un inmenso entramado que, si no desmantelamos, solo reproduce el mismo sistema, pero con otro nombre.

En su libro ‘Transexualidades. Otras miradas posibles’, Miquel Missé explica una anécdota personal. Parte de una reflexión sobre la autenticidad que hace el personaje de La Agrado en ‘Todo sobre mi madre’, de Pedro Almodóvar. Escribe Missé:

“Hace bastantes años, una de mis tías, que no entendía demasiado todo esto de la transexualidad, me regaló una pequeña postal en la que estaba escrito: “La sabiduría de la vida es aceptar los límites”. Me enfadé mucho, sentí que era una manera de decirme que mi problema era que no me aceptaba como mujer, que aceptar los límites implicaba no poder vivir como quería hacerlo. Pero hace unos meses encontré de nuevo la postal, perdida en un cajón, y de pronto pensé en La Agrado y en la autenticidad que proclamaba, y entendí mejor la frase que tanto me había dolido en su momento. Ahora, a mi tía, le diría que la sabiduría de la vida es también aceptar que los límites son construcciones sociales, pero que seguramente tenía buena parte de razón: lo que nos hace auténticos y auténticas no tiene nada que ver con saltarlos, sino con saber dónde están y al servicio de quién”.

Es naíf pensar que toda esta inmensa trama del sistema monógamo se soluciona teniendo más de una relación. Y es violencia coaccionar a los y las demás para que se “liberen” de todo este armazón con argumentos que refieren a los grandes discursos, pero que no contemplan los dolores ni las dificultades. Cacarear la liberación ajena sin atender al precio que se paga por ella es otra de los infinitos discursos que nombran la libertad con fines neoliberales. Cada vez que alguien presume de modernez o libertad por tener varias parejas, no es que muera un gatito, es que muere un futuro posible: nadie sale de los sistemas opresivos en un solo click, firmando un papel o leyendo un par de libros. La única vía de escape está en boicotear sus dinámicas opresoras.

Desde la ruptura formal de la monogamia hasta la construcción de relaciones no monógamas hay un abismo. Y en ese abismo es donde está la potencialidad del movimiento: en las dudas, en los límites, en los miedos, en los pasitos adelante y los saltos atrás. Su carga subversiva, si la tiene, vendrá de los gestos cotidianos, no de las grandes heroicidades que deben su imaginario a tiempos jerárquicos e individualistas que queremos dejar atrás, que pertenecen a un mundo donde el dolor, la vulnerabilidad, el cuidado, los vínculos, la empatía, ni siquiera existen. Nos han impuesto sus formas durante siglos con resultados deplorables.

Saber dónde están nuestros límites, nuestros dolores, nuestros anhelos, nuestros sueños, y saber al servicio de quién están forma parte de un mundo nuevo. Acompañarnos en nuestros caminos, en nuestros pasos y saltos, amarnos desde los gestos pequeños y construir dúos, tríos, o redes desde otros lugares que sean liberadores, espacios amorosos en los que dejarnos caer, temer, sufrir y también acertar, transformarnos y construirnos es, tal vez, nuestra apuesta más apuesta radical.
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Alternativas a la monogamia, según Queer Punk Riot

Written by Brigitte Vasallo. Posted in Talleres #OL según Queer Punk Riot

17 septiembre 2014

Queer Punk Riot asistió a un taller #OccupyLove en Barcelona, y esta es la reflexión que publica en su muy recomendable blog: https://queerpunkriot.wordpress.com

Ilustración: www.nordicdesigncollective.eu/designer/tovelisa.html

Ilustración: www.nordicdesigncollective.eu/designer/tovelisa.html

Escapar del sistema monógamo no es fácil. No tenemos muchos referentes y la mayoría de las veces nuestro entorno no comparte nuestra manera de pensar. Así que es normal que cuando tenemos una crisis emocional, (sentimos celos, intentamos gestionar que nos guste más de una persona o intentamos sobre llevar la nueva relación de nuestra ‘pareja’ sin sentirnos desplazadas o menos importantes) nos encontremos solxs ante un abismo de complejidad. Y no porque nuestra situación sea insufrible o carezca de soluciones, si no porque nuestro entorno la analiza desde el prisma de la monogamia y es desde allí desde donde van a tratar de ofrecerte soluciones que, probablemente, no van a funcionar bajo el prisma de las relaciones no monógamas.

Frases como: “Ya te dije que esas ideas tuyas no iban a salir bien”, “bueno, si estás celosx es normal, es porque le quieres”, “¿Cómo que está conociendo a otra persona? ¡pues claro que no lo llevas bien! ¡normal!” , “Déjate de tonterías y búscate a alguien que te quiera de verdad”. Son respuestas habituales que sólo hacen que nos sintamos peor. Hemos escogido está opción, que no es fácil, porque la monogamia nos oprime y no nos hace felices y estoy segura de que a toda persona no monógama le encantaría poder expresar sus miedos y sus dudas tranquilamente sin que su filosofía de vida sea cuestioanda constantemente. Por eso, me parecen maravillosos los talleres de #OccupyLove.

En un espacio de seguridad se crea un clima agradable cargado de sinceridad donde se abre el debate. Sabes que nadie va a juzgar tus experiencias, porque la mayoría en un momento u otro hemos pasado por ellas. Así que vamos a ser los primeros en abrir esos cajones de mierda y reconocer, que si, que todos la cagamos. Que a veces estamos celosos, que llevamos fatal que nuestro amorcito se vaya al cine con esa muchacha que no conoces y que tanto miedo te da porque igual es estupenda. Pero ahí habrá alguien para decirte: “¿Y si fueras esa tercera persona? Piénsalo, ¿No te acojonaría meterte en medio de una relación existente? ¿cómo sabes cual es tu situación? ” Y todo esto sale a la luz sin entrar en dramas ni movidas personales, porque quien monta todo esto sabe salir de lo personal, entrar en la metáfora y llevarlo de una manera sana y divertida. Se plantean situaciones, se buscan ejemplos, se comparten herramientas y unx sale del taller con una mezcla de emociones que vale la pena vivir. Todo fluye de manera natural, si te apetece compartir compartes, si te apetece observar observas… así que puede que no hayas hablado mucho, pero aún así has compartido esa experiencia. A menos que seas un experto en relaciones poliamorosas probablemente sea una de las primeras veces que tienes delante a un montón de gente que siente las relaciones de modo similar al tuyo y probablemente hayan compartido contigo un montón de maneras distintas de vivir las relaciones y de solventar conflictos desde un prisma abierto, sincero y ético. Y eso, es algo que en el día a día en una sociedad basada en la monogamía no suele suceder.

Hay alternativas a la monogamia. Lo único que necesitas es encontrar gente con la que compartir experiencias y generar un nuevo imaginario en torno a la manera de relacionarte y de resolver conflictos. Así que desde aquí, recomiendo encarecidamente a cualquiera que tenga la oportunidad, ir a uno de estos talleres. Aunque si os da vergüenza, también podeis empezar por buscar por las redes sociales, es fácil: enviad un mail a Brigitte Vasallo y seguro que está encantada de compartir info con vosotrxs.

Queer Punk Riot

 

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En el amor como en la guerra

Written by Brigitte Vasallo. Posted in En el amor como en la guerra

3 septiembre 2014

(c) jxboatwright

Crecemos y vivimos en una cultura donde la competición está presente en todos los ámbitos, bajo un “más fuerte, más lejos, más alto” que, como en los Juegos Olímpicos, no nos anima a superar nuestros propios límites sino a imponernos sobre los límites ajenos. Los concursos televisivos que animan a luchar a personas y equipos con las excusas más variopintas, las calificaciones del sistema educativo que nos sitúan jerárquicamente en mejores y peores de la clase, y nuestro Parlamento chillón e histriónico refuerzan cada día la idea de que lo importante no es el bien común, sino ganar una guerra eterna y omnipresente contra los demás.

Los conflictos internacionales se solucionan imponiendo la fuerza y las conversaciones en los bares raramente derivan en diálogos, sino en discusiones airadas. Como bien decía Italo Calvino, “el infierno de los vivos no es algo por venir; hay uno, el que ya existe aquí, el infierno que habitamos todos los días, que formamos estando juntos”. El infierno lo atizamos todas y todos nosotros.

Ganar en el amor

En las relaciones amorosas también caemos con extrema facilidad en el esquema de la competición y la imposición de los criterios propios como precario modo de resolver los conflictos. Es, en el mejor de los casos, una resolución a muy corto plazo que deja las relaciones maltrechas. El blog La Mosca Cojonera trataba en un post reciente el chantaje emocional y manipulación, ambas estrategias que usamos constantemente, en mayor o menor medida, sin siquiera darnos cuenta. Si planteamos una divergencia en términos de batalla que hay que ganar, todo vale: la pena, la culpabilización, el escaqueo de las propias responsabilidades o el uso de la fuerza. Los gritos, las amenazas o el silencio, que también puede ser de una dureza insoportable. Al afrontar las diferencias desde la perspectiva de la competición, el objetivo de encontrar una solución equitativa desaparece y solo se logrará deshacer el nudo cuando una de las partes ceda. Se rinda, usando otra imagen bélica.

El espiral de la violencia

Hacemos infinitas cesiones cotidianas que nos convierten en seres sociales y sociables, amorosos, soportables. Ceder es parte de la resolución de conflictos, pero tienen que ser concesiones de todas las partes para lograr un espacio común de entendimiento. Todo el mundo debe moverse de su posición inicial lo que permite, además, descubrir nuevas perspectivas y generar empatía con los lugares de enunciación de las demás personas. Es necesario un equilibrio.

Cuando utilizamos el esquema ganar-perder de manera sistemática, estamos en un paisaje de violencia en el que una de las partes tiene que renunciar a sus peticiones, necesidades y deseos para que el conflicto se resuelva y la relación siga adelante. Pero… ¿a costa de qué? ¿Qué sucede con la calidad de la relación cuando las necesidades de una parte se atienden en detrimento de las necesidades de la otra?

Como explica Susan Forward en su best-seller Chantaje emocional, hay un peligro cuando cedemos o esperamos que nuestras parejas y amantes cedan “para que el otro se calle, porque cederé ahora para mantenerme firme en cuestiones más importantes, o porque lo que yo quiero debe ser erróneo”. El acatamiento unilateral forma parte de una construcción de poder que alimenta las microviolencias inscritas en todas las violencias.

Tratar de resolver las divergencias en la pareja desde la perspectiva de la imposición de los criterios propios, de la razón unilateral, de la competición por ganar una batalla que no debería serlo, construye un amor infectado con elementos de guerra, un amor desastre que pierde la perspectiva de la construcción conjunta para convertirse en una estructura jerárquica con una parte ganadora y la otra irremisiblemente perdedora.

Ante cualquier pequeño conflicto de pareja, moverse de las propias posiciones, aprender a dialogar, a escuchar las necesidades de las demás personas así como a enunciar las propias sin imponerlas, es una apuesta por un futuro común de acompañamiento. Desvincular el amor de la fuerza para construir relaciones libres de violencias; desnaturalizar esta cultura guerrera que alimentamos, a nuestro pesar, hasta en los más pequeños detalles.

(Publicado en eldiario.es el 8/08/2014)

 

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